samedi 25 février 2012


TOUR DE FRANCE 2012: LETTRE DU CONSEIL GENERAL DE WALLONIE LIBRE AUX MAYEUR(E)S ET ECHEVIN(E)S

Ath, le 4 janvier 2012,

Objet : Passage du Tour de France sur le sol de votre commune ; pavoisement wallon ;


Mesdames et messieurs les Mayeur(e)s,

Mesdames et messieurs les Echevin(e)s ,

Désormais que le profil des étapes du Tour de France 2012 en Wallonie est connu et public (voir site du journal la Meuse), il est temps pour nous de vous contacter pour, tout d’abord, vous féliciter pour l’opportunité que vous aurez, via cet événement télévisé mondial - l’un des tout premiers en terme d’audimat- de mettre en valeur votre commune, son patrimoine et sa population.

Mais notre préoccupation majeure est autre, puisque, vu l’objectif poursuivi de tout temps par notre Mouvement, il s’agit aussi de donner, au travers de cet événement, une image positive de la Wallonie aux téléspectateurs du monde entier, et aux touristes qui viendront à se trouver sur le sol de votre commune au passage des coureurs, les 1er et 2 juillet prochains.

Aussi, nous ne saurions trop vous suggérer de pavoiser le trajet aux couleurs wallonnes, et d’arborer les coqs pour la circonstance à tous vos bâtiments publics, ainsi que de convaincre les entreprises privées situées sur le parcours de faire de même. La mise en valeur du patrimoine local est toujours la bienvenue, et l’exposition de géants, groupes folkloriques et éléments musicaux liés au folklore ne peuvent qu’agrémenter la fête que doit inévitablement constituer ce passage.

Il ne s’agit pas là de faire montre de repli identitaire frileux, à l’heure où les touristes ont de grandes chances d’affluer, mais au contraire -et c’est clair dans notre esprit-, d’illustrer le dynamisme wallon et son enthousiasme à accueillir le Tour par un festival de couleurs et de chaleur humaine.

Aussi, nous veillerons à prendre contact avec les autorités wallonnes pour les inciter à vous aider au mieux dans cet accueil, et de transformer cette opportunité unique en une vitrine de la Wallonie où il fait bon vivre.

Espérant vous avoir convaincus, et certains de votre volonté d’illustrer au mieux la Wallonie sur le sol de votre commune, nous vous prions d’agréer, mesdames et messieurs les mayeur(e)s, mesdames et messieurs les échevin(e)s, l’assurance de nos vœux les plus chaleureux pour 2012, dédiée aux saveurs de chez nous, ainsi que l’expression de nos sentiments les plus wallons.

Pour le Conseil Général de Wallonie Libre,

L. VANDAMME J.E. HUMBLET J.F.A. DUPONT

Porte-parole Sénateur e.r. Président


INDIGNEZ-VOUS QU’ILS DISAIENT…

Discours de Laurent VANDAMME, porte-parole du Mouvement, à la commémoration de la fondation de WALLONIE LIBRE - Aigle Blessé – Plancenoit – dimanche 17 juin 2011


Voilà quelques mois, l’ancien diplomate et résistant français Stéphane HESSEL commettait un petit essai politique très polémique intitulé « INDIGNEZ-VOUS ». L’auteur y développe, en une quarantaine de pages, toutes les raisons qui poussent le citoyen lambda à s’élever contre toutes les injustices quotidiennes, le « politiquement correct » et les accommodements que d’aucuns, trop souvent, voudraient « raisonnables » (1).

Seulement voilà, le monde est vaste, les causes sont souvent justes et les mobilisations très sincères, il n’en reste pas moins que notre indignation, aussi forte et résolue soit-elle, ne parviendra pas ou très rarement à infléchir les décisions des potentats locaux de Gaza, Luçon, Ziguinchor ou Guantanamo. Tant que les « Grands « de ce monde n’acceptent pas un minimum de valeurs à respecter pour leurs populations, nous nous indignerons sans grand effet, et risquerons d’user le principe même de la contestation, par le fait même que celui-ci n’est pas ciblé, trop général.

Nombre de nos éminences wallonnes ont pris ce pli ; on va s’indigner à l’autre bout du monde, aux frais du contribuable wallon, et l’on est incapable de s’élever contre les maux –commandités par le Nord, ou suscités par notre manque de fierté propre- qui nous frappent. Songeons ici aux vagues chuchotements qui ont entouré les révélations faites par le colonel Gennard sur l’inexorable mais déterminée flamandisation de l’armée, sur les commentaires à peine audibles des Wallons sur le débarquement du Général Koekelberg de la très convoitée tête de la police intégrée, ou aux timides réactions face aux pertes d’emploi dirigées contre les ouvriers wallons de la gare de tri de Ronet-Namur. Et que dire du silence assourdissant de nos dirigeants face aux ravages dans l’emploi de nos bassins industriels (2) de Liège et de Charleroi. Et, pour encore charger la barque un peu –nous y sommes accoutumés !- faut-il encore citer les systématiques remises en question par les élus du Nord de nos valeurs entourant les questions d’amnistie des collaborateurs du nazisme. La Wallonie officielle, en 2011, préfère se taire que de faire exploser les tonneaux de poudre que la Flandre ne cesse de placer sur nos chemins. CE SILENCE, CETTE REACTION MESUREE, CALCULEE, POLITIQUEMENT CORRECTE –surtout ne pas faire de vagues !!!- CELA ME GENE AU PLUS HAUT POINT, pour ne pas dire plus ! Du silence à la complicité tacite, il n’y a qu’un pas ! Alors qu’un NON CLAIR, ARGUMENTE, CHARPENTE, EXPLIQUE, UNE FIN DE NON-RECEVOIR, serait, me semble-t-il bien plus productifs ! Au risque de tout embraser, mais au point où nous en sommes… Tout le contraire de ce sentiment de léthargie, avec cette fausse conviction que « rien ne changera puisqu’on s’y refuse » qui s’insinue progressivement dans les esprits du « Sud » ; comme si plus rien, en matière dite « communautaire » -puisque nous avons même adopté la terminologie voulue par la Flandre- ne valait la peine d’un clash (3).

Alors, vogue la galère, les Wallons entrevoient le futur avec une résolution fataliste, dont les Flamands profitent pour pousser chaque fois plus loin leur avantage.

ET CELA, MESDAMES ET MESSIEURS LES POLITICIENS WALLONS, NOUS, WALLONIE LIBRE, NE POUVONS PLUS LE SOUFFRIR !

Le triomphe de l’activisme flamand n’est hélas possible que grâce au PASSIVISME WALLON ! Et cela n’a que trop duré ! Il est grand temps que les Wallons s’intéressent enfin à leur avenir, que la presse fasse enfin son boulot d’information et de CONSCIENTISATION, au lieu de servir la soupe à ses bailleurs de fonds et actionnaires de VUM ou de ROULARTA –actionnaires ultra-majoritaires de la presse en Wallonie- et qu’elle dénonce enfin cette mainmise flamande totale sur notre économie et nos sources d’information, que les Wallons enfin ouvrent les yeux sur toutes ces petites bassesses et ces grandes compromissions de leurs hommes et femmes politiques, modifiant ainsi leur comportement en exigeant le respect de leurs valeurs, de leur territoire, de leur langue, de leur traditions et dialectes, de leur économie, de leurs emplois, de leurs droits. VOILA UNE REELLE REVOLUTION COPERNICIENNE EN PERSPECTIVE, salutaire et urgente !

Aujourd’hui, plus que jamais, la Wallonie risque de voir ses efforts pour revenir à nouveau confisqués par une Flandre avide de conserver ses privilèges et son droit de cuissage sur tout ce qui se fait chez nous. La Flandre n’est pas parvenue, en dépit de ses efforts, à ruiner totalement la Wallonie pour y installer massivement ses ressortissants, pas plus qu’elle n’est parvenue à germaniser notre sol (4), alors elle utilise la manière forte : la colonisation ! Elle place ses pions en Wallonie, y installe ses entreprises –du moins ses sièges de production- qu’elle télécommande depuis les sièges sociaux restés au Nord. Ainsi, par une faille du système, elle continue à tirer les ficelles à son profit exclusif, et y gagne sur tous les tableaux : TOUT CONTINUE A SE DECIDER AU NORD, TOUT BENEFICIE AU NORD, TANDIS QUE LA WALLONIE SERT DE RESERVE DE MAIN D’ŒUVRE APHONE ET SERVILE, et que le fruit de son travail est comptabilisé dans le produit du Nord, par l’effet du siège social. FACILE ! Ainsi, le plan machiavélique du Conseil des Flandres de 1918 reste splendidement d’actualité, il entre même en vitesse de croisière,, avec la basse complicité des autorités wallonnes et des parlementaires fédéraux, trop heureux de pouvoir concourir ainsi au maintien d’une Belgique A N’IMPORTE QUEL PRIX, surtout celui du déshonneur et de la soumission !

S’écraser ou s’arracher ? Tout accepter ou choisir enfin la dignité ? DEVENIR FLAMANDS POUR –certains osent le croire, les idiots !- RESTER BELGES, où abandonner le navire tant qu’il est encore temps, et voguer sur notre propre esquif, loin de ces tropismes nuisibles à nos intérêts fondamentaux : TEL EST LE CHOIX QUI S’IMPOSE A NOUS AUJOURD’HUI ! IL Y A LONGTEMPS QUE WALLONIE LIBRE A CHOISI ET INDIQUE LA ROUTE A SUIVRE !

Faire sortit la Wallonie d’un mutisme de plus en plus accablant pour les Vrais Wallons que cette ambiance de liquidation totale bradée indispose chaque jour davantage, exiger de nos Hommes et Femmes politiques une réaction SYSTEMATIQUE à toutes les atteintes à notre dignité de Wallons, refuser toute compromission wallonne dans des discussions improbables, dans lesquelles les Wallons n’ont même pas voix au chapitre en tant que tels, ne s’asseoir à AUCUNE table qui n’ait pour SEUL but la scission d’un pays cliniquement mort, et dont la Flandre profite de l’agonie pour lui faire les poches, s’emparer du portefeuille et s’accaparer des biens de famille les plus en vue, avec un aplomb et un cynisme dégoûtants , tels sont les appels pressants que lance WALLONIE LIBRE à ceux qui demanderont demain les suffrages des Wallonnes et des Wallons.

Notre indignation n’a d’égale que notre détermination à vouloir imposer ce schéma pour notre avenir ! Voltaire faisait parler Candide en ces termes : « IL EST MAINTENANT TEMPS DE CULTIVER NOTRE JARDIN » Je me permettrai de m’approprier ce slogan en y ajoutant : « parce que ce jardin est notre trésor, qu’il nous appartient, qu’il est notre raison d’être, parce qu’il s’appelle Wallonie, et que son sort dépendra de notre volonté à l’entretenir et à en faire le plus beau jardin du monde ! » Ce jour-là, nous serons fiers de pouvoir dire : « Ce jardin est le mien parce qu’il est le nôtre ; j’y ai mis toute ma passion et ma détermination ! »

Merci de votre attention et de votre participation !

samedi 27 août 2011

ANCRER WALLONIE ET BRUXELLES DANS LE FAIT REGIONAL


Nous y voilà donc ! Enfin certains commencent à comprendre le piège ! Politiciens, monde de la presse, citoyens, tout le monde semble enfin découvrir la supercherie flamande : la fameuse –ou plutôt fumeuse- COGESTION DE BRUXELLES !

Ainsi donc, le peuple bruxellois, luttant depuis des lustres pour obtenir sa place pleine et entière à la table des actuelles agapes belgicaines, en serait réduit à jouer le rôle d’observateur, confiné à l’extérieur d’une partie où on déciderait tout pour lui, et selon des critères ethniques dignes de l’ex-Yougoslavie.

Il faut savoir que, selon les critères flamands, être Bruxellois, ça n’existe pas ! On est soit Flamand de Bruxelles, soit Francophone de Bruxelles (les autres ???). Il faut choisir son camp ! Il en allait de même à Sarajevo il y a quelques années. A Berlin, en 1933, on devait aussi être « VOLKSDEUTCH » pour avoir droit à quoi que ce soit, ou on était « aussländer », étranger à la communauté ! Voilà la conception flamande de la citoyenneté, NI PLUS NI MOINS ! Toute la vie était conditionnée par ce funeste dualisme. Impossible de choisir : les gènes décident pour vous !

Accepter les plans flamands sur Bruxelles, accepter la scission sur une base communautaire, c’est adhérer à une vision ETHNIQUE étroite, je dirais même raciale, des choses. Nous Wallons, refusons catégoriquement ce positionnement, DEFINITIVEMENT. ET REVENDIQUONS BIEN HAUT LA TERRITORIALITE DES DROITS, sur une base régionale.

On sait ce que cette exigence provoquera chez nos détracteurs : LA RUPTURE ! Risque à prendre, nous assumons. Au point où nous en sommes de toute façon…

Osons rompre ce petit ronron lénifiant et affirmons nos thèses au grand jour ! Non, nous n’adhérons pas à la pensée unique, non nous n’adhérons pas à une vision ethnique de la séparation. NON, NOTRE SEPARATISME N’EST PAS COMMUNAUTAIRE, IL EST REGIONAL, et nous n’avons aucune propension à gérer, contrôler ou régenter Bruxelles ! On nous taxera d’isolationnistes, de repli-sur-soi wallon, de provincialisme, QU’IMPORTE ! Il en va d’une logique qui va bien plus loin que la simple adhésion à une culture, il en va du destin particulier de deux peuples, wallons et bruxellois, amis, voisins, solidaires, dont le destin n’est pas d’être inexorablement liés l’un à l’autre comme s’il fallait lutter contre un péril commun appelé Flandre. Comment pourrions-nous être aussi réducteurs et mesquins?

Il faut que le monde entier prenne conscience que Bruxelles est en passe de se voir ethnicisée selon des critères raciaux. L’expérience vécue par les Bosniens et les Kosovars a dès lors tout lieu de se reproduire ! On se battra dans Bruxelles si le plan de M. PEETERS et consorts passe ! Deux systèmes d’allocations, deux systèmes fiscaux, deux administrations concurrentes, deux mondes opposés, et des citoyens tiraillés entre les deux, placés dans l’un ou l’autre système selon la langue qu’ils utilisent : QUEL CAUCHEMARD ! Le Ghetto n’est plus loin…

PAS DE DIFFERENCIATION DES HABITANTS D’UNE REGION EN FONCTION DE LEURS ORIGINES, LINGUISTIQUE OU AUTRE ! ET PLUS D’ENTORSE AU PRINCIPE UN HOMME = UNE VOIX ! Pourquoi accepter 17 élus flamands qui siègent et participent à des commissions rémunérées au Parlement Bruxellois, alors que la stricte proportionnalité ne leur en octroierait que 6 ou 7 ? Pourquoi privilégier le bilinguisme, alors que le néerlandais n’arrive en réalité qu’en 7ème ou 8ème place, devancé par l’Allemand, l’Espagnol, l’Anglais, l’Arabe et le Turc ? Pourquoi accepter qu’un échevin flamand siège dans l’exécutif de la plupart des 19 communes, hors de tout principe démocratique élémentaire ?

Une cour constitutionnelle existe : elle doit trancher de façon impartiale, incontestable et définitive ! Pour en finir avec ce bricolage institutionnel instable et nuisible !

L’article 137 de la Constitution belge ne dit nullement que les communautés ont vocation à cogérer Bruxelles. L’article 138 nous autorise même à les supprimer, pour autant que les assemblées régionales marquent leur accord et qu’elles héritent des compétences ainsi libérées. Ce principe vaut aussi pour Bruxelles ! Pour nous Wallons, rien de plus simple : DONNONS LE SIGNAL : votons ce décret de suppression à Namur, puis à la C.F. à Bruxelles, et coupons l’herbe sous le pied de la Communauté flamande ! Voilà qui ne pourra que donner des ailes –et des arguments- à Bruxelles !

Les Bruxellois vivent sur une poudrière institutionnelle. Il est moins une qu’elle n’explose ! Notre vigilance, notre détermination , notre volonté de modeler -et de simplifier- notre paysage institutionnel selon des valeurs qui nous conviennent mieux, sont mis à l’épreuve .

L’absence de conscience de nous-même, l’indécision, le manque de connaissance de notre Histoire, de volonté, de vision d’avenir, le conservatisme et la peur du changement, tout cela nous menace, nous Wallons, mais aussi et surtout Bruxelles, et permet à une Flandre sûre d’elle à l’extrême d’avancer ses pions et de marquer des points. Ainsi, malgré nos avertissements, malgré le fait qu’ils ne se savaient pas prêts pour l’affrontement, qu’ils n’avaient pas de feuille de route ni de cahier de revendications, nos élus ont accepté de s’asseoir à la table dressée par la Flandre, obéissant à sa logique communautaire dualiste, comme de bons petits êtres serviles. Ils commencent à peine à se rendre compte du piège dans lequel ils ont accepté de jouer, sans savoir au juste jusqu’où ils pouvaient aller, et pire, sans aucune exigence préalable… Mission suicide ? Probablement…

Bruxelles ne peut plus se payer le luxe d’attendre ! Créée par l’insistance des Wallons –au prix oh ! combien douloureux et symbolique du sacrifice des Fourons, si cher payé avec le recul du temps- la Région Bruxelloise est volontairement maintenue dans un état d’infériorité par une Flandre méprisante, annexionniste et revancharde ! Il est temps d’exiger comme préalable à toute discussion que son statut évolue vers une stricte égalité avec celui de la Wallonie. On n’aurait dû commencer par là. Nous n’en serions pas là !

Mais pareille initiative ne doit pas venir des Wallons ! C’est aux Bruxellois, et à eux SEULS, de prendre les choses en mains, et de décider ce qui est le plus opportun pour leur avenir.

En résumé, ma solution pour Bruxelles consiste en 10 grands principes :

1. BRUXELLES DOIT APPARTENIR AUX BRUXELLOIS ET A EUX SEULS !

2. BRUXELLES DOIT CONSTITUER UN TOUT INSEPARABLE ;

3. RESPECTER LA TERRITORIALITE DES DROITS DES CITOYENS A BRUXELLES EN LIEU ET PLACE DE DROITS ETHNIQUES.

4. SUPPRIMER LE BILINGUISME ET LA BIPOLARISATION ETHNIQUE A BRUXELLES ;

5. FIXER UNE BONNE FOIS POUR TOUTES LES LIMITES DE BRUXELLES EN CONSULTANT LES POPULATIONS DESIREUSES DE VOIR LEURS DROITS A NE PAS ETRE INCLUS DANS L’ETAT FLAMAND RESPECTES ;

6. ABOLIR LES ORGANES DES COMMUNAUTES A BRUXELLES ;

7. DONNER A LA FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES UNE EXISTENCE PAR LES ACCORDS DE PARTENARIAT QUI SERONT SIGNES ;

8. DONNER A BRUXELLES LES DROITS SIMILAIRES A CEUX QUE POSSEDE LA WALLONIE ;

9. RENONCER A TOUTE EXTENSION FUTURE DE BRUXELLES, AU DETRIMENT DE LA FLANDRE COMME DE LA WALLONIE ;

10. ETENDRE LES DROITS BRUXELLOIS A TOUS SES HABITANTS ACTUELS.

Il est temps pour nous de voir cette nouvelle donne aboutir. Bruxelles doit être LIBRE, EUROPEENNE et MONDIALE, certes FRANCOPHONES mais aussi multiculturelle, à l’aise dans ses limites, apte à traiter d’égal à égal avec la Wallonie comme la Flandre et le Monde.

Bruxellois, ton destin se décide maintenant : SAISIS TA CHANCE, VITE !

L. VANDAMME

dimanche 19 juin 2011

Plancenoit, Aigle Blessé, dimanche 19 juin 2011


Il y a dans l’air quelque chose d’étrange, comme une impossibilité, comme une envie de ne plus accepter ce qui était inacceptable et que nous avons quand même accepté.

Ce qui m’étonne, c’est le temps que beaucoup de Wallons ont mis à se rendre compte que notre Nation était un mythe.

Que reste-t-il de la Belgique ? Des missions princières où les deux communautés déclinent leur identité respective, ne se servant de la marque « Belgique » que quand ça peut encore rapporter quelque chose… à leurs entreprises.

Et à force de faire la preuve que cet état ne rapporte plus rien, il ne vaudra bientôt plus rien.

Ils nous auront trimballé au gré d’une belgitude qu’ils n’ont acceptée que parce qu’elle les arrangeait bien… et que nous avons été si longtemps seuls à assumer.

Ce qu’ils ont toujours fait, à en friser l’indécence, c’est maintenir dans le patrimoine commun ce qui les embête et pratiquer la sortie d’indivision pour ce qui est bon pour la Flandre.

Mais aujourd’hui, qu’est-ce qui est bon pour la Flandre ?

Ils mettent un temps indéfini à l’énoncer. D’abord, le communautaire. Des avancées. Une révision de la loi de financement. On semble d’accord sur quelque chose.

Puis, on change d’exigence… BHV par exemple. A chaque instant, tout est susceptible de se gripper… et on retournera à la case départ.

A présent, ils nous prient de nous préoccuper du socio-économique, de préférence avec beaucoup d’économique et très peu de « socio ».

Et puis, aussi, les voilà qu’ils reparlent d’un front flamand. Puis ils démentent. Front, c’est trop dur.

Cela rappelle un vieux démon. Combien doivent-ils se sentir coupables pour réclamer sans fin leur amnistie comme s’il s’agissait de l’honneur de la nation flamande méprisant les soixante-quinze mille Wallons prisonniers cinq ans durant des camps nazis.

Quant à moi, je préfère cette stèle, s’excusant presque d’être là, au bord d’un parking où est de mise un anonymat cher aux pulsions aussi innocentes qu’inavouables (1).

Oui, je préfère cette stèle, cette assistance, modeste peut-être par le nombre, mais tellement convaincue, à toutes les Tours aux rassemblements au carré.

Je préfère cette stèle et la fidélité de WALLONIE LIBRE à ses idées et à ses engagements pris ici en 1940.

Ici, jadis, je vous ai parlé de l’Empereur.

Ici, jadis, j’ai entendu déclamer du Victor HUGO par un diplomate qui serait le père du « VIVE LE QUEBEC LIBRE ! »

A ce propos, n’en voit-on pas aujourd’hui comparer la situation de la Flandre à celle du Québec. Mais c’est du négationnisme.

Ici, aujourd’hui, je ne vous parlerai pas de l’Empereur, je l’ai déjà fait, et avec succès je crois.

Je préfère un poète. Celui des Droits de l’Homme m’aurait agréé, mais ça a déjà été fait. Je prendrai donc le poète maudit : Baudelaire !

Lui qui a nourri une amitié profonde pour Félicien ROPS, nous a laissés quelques mots décapants sur la Belgique où il a vécu une sorte d’exil.

Deux phrases prises au hasard de ma relecture de Lettres à ma mère et de Pauvre Belgique.

« Ce peuple est trop bête pour se battre pour des idées »

« Il n’y a pas de peuple plus fait pour la conformité que le peuple belge »

Ces quelques mots de Baudelaire sont datés, bien sûr, mais on ne peut que partager avec lui cet agacement pour un pays qui, aujourd’hui, a pris la forme de l’improbable, et, n’ayons pas peur des mots, du ridicule !

Sans doute son contemporain, Léopold de Saxe Cobourg Gotha, ne l’avait pas lu, et, cependant, ce roi choisi par élimination n’a-t-il pas déclaré :

« La Belgique n’a pas de nationalité et, vu le caractère de ses habitants, ne pourra jamais en avoir ».

Devant ce monument, il est opportun de rappeler que cet état est un pur produit de la Diplomatie de 1815.

Il faut à présent se rendre compte de l’existence de deux peuples différents par leur origine, par leur comportement et leur choix démocratique.

Hier, des femmes et des hommes se sont levés pour fonder ici la WALLONIE LIBRE.

Aujourd’hui, les citoyens de Wallonie ont le devoir de choisir un destin en toute indépendance, fiers de leur Histoire, revendiquant leur appartenance à la grande culture française, celle de la Révolution et des Droits de l’Homme.

Lorsqu’un Etat fait défaut, il convient de changer d’Etat.

La Wallonie mérite mieux qu’une Belgique sans âme et sans devenir.

Je vous remercie.


Robert COLLIGNON

Ancien ministre-président wallon

Ancien président du Parlement wallon.


vendredi 11 mars 2011


LETTRE ENVOYEE AUX MAYEURS SUITE AUX MANIFESTATIONS FLAMINGANTES ORGANISEES DANS CERTAINES COMMUNES WALLONNES


Mesdames et Messieurs les Echevins,
Madame et Messieurs les Bourgmestres,


Des menaces pèsent à nouveau sur nos communes. Une bande d’excités, mus par le mépris des citoyens qui s’expriment en Français, envisage de descendre sur nos villes et nos campagnes pour y clamer sa haine de tout ce qui y réside, ce dimanche 27 mars.

Si l’on en croit les sources journalistiques, une certaine tolérance des autorités à l’encontre de ces manifestants permettrait d’éviter leurs excès (sic)… Nous nous permettons d’en douter… Lors de leur dernière invasion à Waterloo, nous avons pu constater de visu comment les autorités –police comme élus- ont pu être complaisants avec ces gens, leur laissant toute latitude pour cracher leur haine et occuper le terrain. Nous n’avons pas hésité à interpeller ces responsables sur leur incurie coupable ! Seul le décès de Marie-Rose MOREL (ex-Vl.B.), en tête de manifestation à cette époque, nous garantit que des élus ne se compromettront pas avec ces gens en autorisant leur progression sur notre territoire moyennant un « bisou », comme ce fut le cas ce triste jour où ils débarquèrent à Waterloo…

Nous attirons votre attention sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une banale manifestation ; que le climat actuel de frustration d’une certaine Flandre pousse les plus radicaux à l’action violente, et que toute tentative d’accommodation ou de tolérance vis-à-vis de ces gens nous fera paraître pour des faibles, dans lesquels on peut à nouveau « entrer comme dans du beurre », comme lors des balades à Fouron dans les années’80.

Réuni en Conseil Général ce samedi 5 mars à Mons, le Mouvement WALLONIE LIBRE réclame une INTERDICTION TOTALE de ces manifestations, afin que tout déplacement de ces gens dans ce cadre et à cette date soit condamné fermement. Il souhaite qu’une politique d’attachement plus visible à la Wallonie et aux valeurs qui sont les nôtres soit mise en place AU PLUS TOT pour que de pareilles initiatives soient à l’avenir vouées à l’échec. Aussi, le mouvement serait heureux de pouvoir compter sur votre indéfectible dévouement wallon, ce jour-là comme à l’avenir, et espère pouvoir vous rencontrer si vous le souhaitez pour vous exprimer ses demandes en la matière.
Espérant vous rencontrer, et certain de votre compréhension, le président du Mouvement, son Conseil Général et le comité de section W.L. Wallonie Picarde vous prient d’agréer, Madame et Messieurs les Bourgmestres, Mesdames et Messieurs les Echevins, l’assurance de leurs remerciements et de leurs salutations distinguées.

Pour le Mouvement, le Porte-Parole,
Laurent VANDAMME

samedi 8 janvier 2011

COMMUNIQUE DU 8 JANVIER 2011


Wallonie Libre n’a jamais rien attendu de ces prétendues négociations. Nous savions que les plus flamands des Flamands diraient NON. C’était cousu de fil blanc depuis le scrutin de juin.

Le « pays », auquel certains osent encore croire contre toutes les évidences, N’EXISTE PLUS !

Si, artificiellement, une Belgique doit continuer à survivre, par le simple effet de la Loi du Nombre intégrale, chère aux hommes politiques du Nord, elle sera FLAMANDE !

DES LORS, A NOTRE TOUR DE DIRE NON, puisque nos négociateurs nosent pas le faire!!!

  • NON à toute négociation sur base ethnico-linguistique, rappelant le partage de la Yougoslavie par ses accents communautaires ;

  • NON à la politique des mensonges et de la peur, instillée suite au PLAN B par les prétendus « faiseurs dopinion » ;

  • NON à une négociation privant la Wallonie de sa voix légitime au chapitre, la mêlant dans un discours francophone illisible ;

  • NON à la négation pure et simple de Bruxelles, et au refus d’en faire une région égale en droit aux autres régions ;

  • NON à TOUTE FORME DE BELGIQUE MAQUILLEE, RELOOKEE, TRAFIQUEE, surtout si c’est aux conditions exclusives de la Flandre !

  • NON à lhypocrisie et à la forfaiture auxquels nous assistons depuis des années ;

  • NON à toute discussion sur une autre base que la SEPARATION PURE ET SIMPLE !

Wallonie Libre entend aujourdhui tracer la seule piste daction valable pour rendre un sens à lavenir :

  • OUI à lautonomie de chaque état fédéré (région uniquement) ;

  • OUI à l’autonomie TOTALE de Bruxelles, élargie ou non ;

  • OUI à une Wallonie agissant en son nom propre et à titre exclusif au sud;

  • OUI à une Wallonie aux compétences élargies aux matières communautaires exercées sur son territoire ;

  • OUI à un Espace Germanophone AUTONOME, égal en droit des 3 autres entités ;

  • OUI à une négociation à 4 (WallonieBruxellesFlandre - Espace Germanophone), ayant pour objet exclusif les MODALITES DE SEPARATION TOTALE ;

  • OUI à l’abandon rapide et définitif des COMMUNAUTES ethniques, des PROVINCES et de l’état fédéral, de leurs administrations et de leurs assemblées ;

  • OUI à l’avènement de 4 ETATS AUTONOMES, libres de leurs alliances ;

  • OUI à la chance pour le PEUPLE WALLON de prendre son DESTIN EN MAINS

Mons, le 8 janvier 2011 Le Conseil Général de Wallonie Libre

samedi 2 octobre 2010


Réuni ce samedi 2 octobre à Mons,


le Conseil Général du Mouvement de Résistance et d’Action wallonnes WALLONIE LIBRE a accueilli avec plaisir et satisfaction les discours formulés lors des Fêtes de Wallonie 2010 par les mayeurs de Charleroi et de Namur, MM. Jean-Jacques VISEUR et Jacques ETIENNE (cdH), après en avoir pris connaissance in extenso.


  • Le Mouvement, apolitique, salue le fait que deux personnalités d’importance nationale, maires de la plus grande ville wallonne et de la capitale de la Wallonie, aient eu le courage politique de briser la loi du silence respectée jusqu’ici par leur parti en matière institutionnelle, pour rejoindre le discours que WALLONIE LIBRE tient depuis des années ;


  • Aussi, WALLONIE LIBRE incite ces mayeurs à mettre les actes en adéquations avec les paroles, et à inciter leurs concitoyens à en faire de même, tout en rappelant que l’identité wallonne a sa voie propre, et qu’elle ne doit s’exprimer que dans le respect des principes de 1789, avec ferveur mais sans aucune expression de rejet des autres identités voisinant le Wallonie ;


  • WALLONIE LIBRE souhaite que d’autres mayeurs, de TOUTES TENDANCES, sortent du bois et révèlent leur passion pour la Wallonie. Le destin auquel la Wallonie est appelée nécessite des hommes publics ayant le courage d’affronter les inévitables difficultés que ce destin nécessitera, SANS HESITATION NI ATERMOIEMENT ;


  • WALLONIE LIBRE salue les initiatives du Ministre-Président Rudy DEMOTTE visant à valoriser l’identité wallonne dans ses expressions positives et à encourager cette valorisation par la création d’un ordre wallon du mérite.


  • WALLONIE LIBRE réprouve la frilosité, teintée de nostalgie passéiste, dont témoignent certains hommes et femmes politiques, à l’encontre de l’identité wallonne et de l’accroissement annoncé du champ de compétences de l’institution wallonne.


  • Elle ne désespère pas de convaincre l’ensemble des élu(e)s wallon(ne)s du bien fondé de cet accroissement, certaine que ces mêmes élu(e)s ne laisseront pas leur image à la postérité comme ceux et celles qui sont entrés dans l’Histoire à reculons.


  • WALLONIE LIBRE désapprouve l’appellation donnée par d’aucuns de « PLAN B » à une œuvre de prise de souveraineté et de dignité du peuple wallon. Elle entend que les intervenants politiques y donnent tout leur crédit.


Le Conseil Général de WALLONIE LIBRE appelle les dirigeants wallons à entrer dans le débat de cette souveraineté annoncée, et l’invite à se ressaisir au plus tôt du projet de Constitution wallonne, dont la concrétisation avait avorté voici quelques années, et à le mener à bien dans les délais les plus raisonnables.