dimanche 3 mai 2015

Editorial : Une Wallonie bafoué, méprisée, humiliée, dominée ...


D’autres qualificatifs pourraient encore s’aligner tels que : spoliée, mot bien plus exact, roulée dans la farine par une Belgique flamande, pour la Flandre et ses habitants, plus nombreux, mais dans leur esprit surtout, d’appartenance à une race supérieure, calquée sur une funeste idéologie du siècle dernier.

Par petits pas certes, avançant mais ne reculant jamais, sans polémique, nous arrivons par des constats objectifs et incontournables (pas de statistique, elles sont détenues par des Flamands purs tons, n’hésitant nullement à les travailler pour le profit du Flamand et cela sans état d’âme, voire même sans respect de la loi de loyauté fédérale inscrite dans la Constitution) nous arrivons à voir que l’injustice écrase la Wallonie.

Tiens, tiens, Geert Bourgeois, Ministre-Président flamand NVA, toujours lui, celui qui rejette la démocratie en ne voulant toujours pas nommer des bourgmestres francophones de la Périphérie bruxelloise élus pourtant démocratiquement. Il crache sur la culture française et sur tout ce qui parle français.

Encore lui, qui considère que la Belgique n’a plus rien à faire dans les réunions des Chefs d’Etat (77 états) membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Ben voyons, la Belgique est flamande donc n’est plus francophone. Les Wallons n’existent plus dans la Belgique de 2015.

Mais il les collectionne cet individu, toujours lui : « Où va en Wallonie l’argent de la Flandre ? » Il veut contrôler ce que font les Wallons de leur argent. Serait-il aussi Président du Gouvernement wallon ? Je ne suis pas intéressé de savoir si Geert Bourgeois dort dans des draps de soie ou s’il mange du caviar chaque midi.
Il ne considère que des transferts « Flandre-Wallonie » mais ne parle jamais des transferts « Wallonie-Flandre », et il y en a même beaucoup, qui appauvrissent la Wallonie. Il ne parle jamais de la clé de répartition 60-30 (Flandre-Wallonie) qui, à tous les niveaux favorise la Flandre. (Plus un centime pour les chemins de fer wallons !!).


Je vais déposer ma plume, car j’enrage face aux nombres impressionnants d’injustices subies par la Wallonie face à la Flandre glorieuse. La liste est très très longue, j’en suis écœuré : ne parlons pas du port d’Anvers et de son entretien, de la double autoroute Bruxelles-Anvers (une autoroute grande vitesse dans une autoroute, il faut le voir pour y croire), du port de Zeebrugge, de la magnifique gare d’Anvers, du refus de la liaison SNCB Bruxelles-Luxembourg, des moyens comparés de communication en Wallonie et en Flandre, des inondations de Tubize pour protéger Halle, de la flamandisation de l’Armée (plus de 80% d’Officiers supérieurs et même de Sous-Officiers flamands), idem dans l’Administration, de l’occupation des postes à haut niveau de responsabilité gouvernementale par des Flamands très bon ton, même NVA, à tendance idéologique d’un peuple supérieur dans tous les domaines et là où il ne l’est pas, (secteur scientifique, aéronautique), ils ont le culot de réclamer le pouvoir. Par jalousie, ils essaient de détruire ce qui va bien en Wallonie (zoo d’Anvers vis-à-vis de Pairi Daiza, aéroport de Zaventem contre Liège et Charleroi …..) et c’est loin d’être fini !

Trop, c’est vraiment trop, parce qu’ils y ajoutent le mépris par leurs réponses, en haussant les épaules, aux reproches sur leurs comportements aux funérailles de Karel Dillen, aux réunions du Sint Marteensfond, des VNV, vis-à-vis des immigrés congolais, marocains,… par des personnages éminents du premier parti de Flandre et du Gouvernement Michel.

Ils nous prennent pour des cons ! Il est vrai que Theo Lefèvre disait « les Wallons, on rentre dedans comme dans du beurre ».

Mais je suis très loin d’avoir tout dit ! Chacun complètera !

Et comme je l’ai dit en français, les oreilles de Geert Bourgeois risquent de contracter une otite grave ! Sans rancune, Geert Bourgeois ?

Quant à nos élus wallons, quelle déception !

Pour Wallonie Libre, la solution, la vraie, c’est la séparation pure et simple mais totale.


Jacques F.A. DUPONT, Président de Wallonie Libre

WATERLOO 2015: DEMI-VICTOIRE ! WATERLOO


L’an dernier, nous intervenions contre la Brasserie du Bocq, à Purnode, qui avait eu le mauvais goût d’intituler sa bière « Waterloo » THE BEER OF VICTORY. Outre l’intitulé anglomane qui ne laissait planer aucun doute sur le camp adopté par les brasseurs, restait la scandaleuse association Waterloo = victoire, qui ne nous agréait pas du tout, constituant une agression de front contre la France et, par delà, contre tous ces Wallons, fidèles à l’Empereur, engagés contre le retour à l’Ordre Ancien voulu par les Alliés et le funeste Congrès de Vienne…

Faute d’avoir de réponse satisfaisante, nous interpellions un importateur français du produit (Couleur Bière, pour ne pas le citer, à Bellegarde-sur-Valserine, entre Genève et Lyon), lui faisant remarquer qu’il collaborait à une œuvre de dénigrement de la France, et le priant de relayer notre combat en France. Chose qui fut faite ! Acte 3 : la bière fut sponsor de l’expo « Waterloo » au musée Curtius de Liège durant l’hiver. Là aussi, nous avons bruyamment montré notre désaccord avec le message véhiculé par le produit !


Voici quelques jours, nous constations que « VICTORY » avait été remplacé par un plus neutre « BRAVERY ».  Certes toujours IN ENGLISH. Demi-victoire donc ! Hasta la victoria ?

Suite à l'article de Philippe DUTILLEUL sur la 6ème réforme de l’État paru dans notre périodique



Nous savons bien, nous aussi, que cette 6ème Réforme de l’Etat, à force de vouloir servir les intérêts flamands, n’a engendré qu’une situation où les Wallons ne peuvent que se retrouver à nouveau perdants. Sachant que la Flandre n’a d’autre but que de coloniser l’Etat Belgique pour mieux le vider de sa substance, il n’est pas étonnant de constater combien la N-VA se sert de ses ministères fédéraux (tous régaliens !) pour pousser son avantage financier au maximum et transformer définitivement et de façon irréversible cet Etat en un Emirat belgo-flamand, où les Wallons ne comptent pour rien. Pour nous, faut-il le dire ?, seule la disparition de cette menace permanente à nos intérêts que constitue la Belgique, permettra enfin de remettre les pendules à la bonne heure, celle d’une dignité retrouvée par le seul fait de la fin de la minorisation et de la servitude politique mises en place par nos dirigeants vis-à-vis de la Flandre, et notre entrée dans le concert des Nations d’Europe.

La case « confédéralisme » est de ce fait facultative, car déjà dépassée par les faits ; seule la case « indépendance » est donc envisageable. Nos dirigeants wallons, aveuglés par le mirage « Belgique éternelle », devront tôt ou tard s’en rendre compte, à moins d’être complètement tarés !
On touche le fond : peut-on encore creuser plus bas ???

lundi 16 février 2015

PRIS SUR LE VIF :

"Réforme du paysage judiciaire pilotée par les Flamands au profit de la Flandre"
L'ancien procureur du Roi et juge de paix, Thierry Marchandise, a pris sa retraite le 1er décembre 2014. Invité au JT de 13h, et libéré de son devoir de réserve, il estime que la justice souffre de maux énormes qui sont plus graves qu'il y a 40 ans et qu’elle est outrageusement flamandisée. Il met évidemment en cause le monde politique.
(Extrait de l’article de C. BIOURGE, source rtbf.be)


"Les Flamands sont au poste de commande"

L'ancien procureur dénonce une justice trop flamande : "Les Flamands sont au poste de commande", dit-il.
"La ministre précédente (Annemie Turtelboom, ex-ministre de la Justice Open-VLD, ndlr), avait un cabinet qui était un cabinet à 99% flamand. C’était un cabinet fédéral et donc, je ne comprends pas", ajoute-t-il, "j’espère que Mr Geens (le nouveau ministre de la Justice CD&V, ndlr) va pouvoir montrer autre chose".
Quant à savoir si cette flamandisation favorise le Nord, il répond : "C’est évident que cela joue, on l'a constaté sur le terrain". "La réforme du paysage judiciaire a été pilotée essentiellement par des néerlandophones avec des décisions qui peuvent léser les francophones". 

"Prenez votre souffle pour changer fondamentalement les choses", lance-t-il pour conclure à l'adresse de l'actuel ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V).

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Après avoir dénoncé la flamandisation toujours plus poussée des derniers secteurs restés fédéraux (SNCB avec des investissements exclusivement en Flandre entre 2010 et 2020, comme l’affirmait encore un article du SOIR du vendredi 22 janvier, armée avec 82% de généraux flamands (17 sur 22) en 2015 ainsi que l’annonçait Denis Ducarme voici un an, et j’en passe), voilà qu’un haut fonctionnaire fédéral sitôt en goguette se fait le porte-voix du malaise vécu au plus haut point dans son département. Jusques à quand devra-t-on encore donner des exemples de cet état de fait, et surtout pour combien de temps encore les Wallons accepteront-ils encore benoîtement ces situations scandaleuses sans se révolter ? Car ne nous y trompons pas : à force d’être déconsidérés, c’est finalement à une révolte des Wallons contre cet Etat Belgo-Flamand et ceux qui le servent (valets et complices) que nous devrons enfin notre indépendance !



«PAS DE PLACE POUR LA RESIGNATION NI POUR LA REDDITION WALLONNE»

EDITORIAL , par Laurent VANDAMME, porte-parole de WALLONIE LIBRE
Pour nous, vrais Wallons, convaincus et déterminés, les temps sont durs. En effet, la crise ne nous épargne pas, bien que la situation semble pire ailleurs. Chaque jour, nos sentiments de Wallons, et la fierté que nous voulons y associer, est mise à mal par des relents d’un belgicanisme aussi suranné que ridicule (faut-il à ce sujet citer les « I LIKE BELGIUM » du magazine conservateur PARIS MATCH, ou le pompeux anniversaire de « C’est du belge » sur la RTBF, au risque de leur faire une publicité imméritée ?), alors que tout pousse, et surtout l’évidence des faits, à prendre conscience que notre destin, quoi qu’en disent les esprits étroits, est plus que jamais ouvert pour nous, et que tous les espoirs, dans ce monde en perpétuel chambardement, nous sont permis de voir notre libération advenir bientôt.

Cette année qui s’achève a en effet vu l’Ecosse passer à un cheveu (roux !) de son indépendance. Nombreux furent ceux et celles à se rappeler avec amertume le fameux soir de scrutin de 1995, lorsque nos frères du Québec ont vécu pareille mésaventure, d’un cheveu encore plus fin (49,42%)

Toutes les promesses tardives et maladroites de Londres n’y changeront rien, et le fameux « Brexit » annoncé -la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE-, sans parler des velléités d’émancipation galloises et nord-irlandaises, n’y feront rien : tôt ou tard, et peut-être plus rapidement que certains ne le souhaiteraient, l’Ecosse remettra sur le tapis la question de ses liens avec Westminster. Le test aura vite lieu : des élections doivent avoir lieu en mai prochain, et tous les sondages annoncent un raz de marée nationaliste SNP en Ecosse, et surtout un succès des europhobes UKIP en Angleterre. Quand on connaît les sentiments europhiles des Ecossais et des Gallois…

2014 nous a également permis de vivre les déferlantes catalanes dans les rues, et ce bras de fer juridico-politique ridicule pour tenter de faire taire les nationalistes réunis… Conséquence : le président catalan Mas a décidé avec les autres partis nationalistes d’avancer le scrutin régional au 27 septembre, en y allant unis pour donner plus d’ampleur au triomphe nationaliste, à deux mois du scrutin général espagnol qui devrait confirmer cette poussée.

Citons encore nos amis jurassiens, engagés dans la procédure communale pour l’adhésion de Moûtier en 2016 Nul doute donc que 2015 nous apportera donc encore de beaux moments, tels que nous en rêvons en Wallonie !

Mais 2014 fut aussi pour les militants wallons que nous sommes une année à marquer d’une pierre noire, avec la disparition de notre figure de proue historique, Jean-Emile HUMBLET, ainsi que celle de notre ancien et si disponible cher secrétaire Victor HOUSSONLOGE. C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons reçu ces funestes nouvelles, et, osons le dire, notre fonctionnement interne en a été plus que perturbé, allant jusqu’à retarder d’un bon mois la sortie du présent périodique. C’est qu’on ne se remet pas facilement de pareilles pertes. Aussi, nous vous prions de ne pas nous tenir trop rigueur de ce retard…

Toutefois, ces pertes nous inclinent à penser que nos convictions, certes ébranlées par le chagrin, ne doivent en aucun cas signifier un estompement de notre engagement wallon. Nous sommes assurés que nos chers disparus sont partis en nous cédant le flambeau, pour que nous poursuivions inlassablement notre quête du graal, celle qui verra notre Wallonie, enfin débarrassée de ses scories du belgicanisme finissant et de ses scrupules à mettre fin à ce pays, puisse trouver le dynamisme nécessaire à nous donner ce PAYS A AIMER que nous désirons plus que tout.

A l’heure où la Wallonie vit des anniversaires cruciaux (Bataille des Ardennes, guerre de 1914-1918, Waterloo, Ligny, Quatre-Bras et Wavre), où elle préside le Grande Région, où elle s’investit à fond dans l’industrie de pointe, avec les pièces du TGV ou les bords d’attaque des avions de chasse, où elle se fait un nom, quoiqu’on en dise, grâce à MONS 2015, il nous est INTOLERABLE de voir que nos dirigeants ont agi avec tant de légèreté (pas du budget !) dans la décision de construire maintenant une nouvelle gare à Mons, ou de ne pas prévoir les conséquences d’une mise en conformité du système de freinage des trains, empêchant ainsi les TGV de desservir la Wallonie dès mars 2015. AMATEURISME, MANQUE DE CONSCIENCE, ou carrément MEPRIS POUR LA WALLONIE… Nous hésitons ! De même, que penser d’un roi qui reçoit les corps constitués pour ses vœux sans avoir un seul mot pour les Régions et Communautés, héritières de plus de 70% des budgets du pays ? Mépris pour nous, faute impardonnable.

Les Wallons sont à la croisée des chemins : soit ils acceptent un pays qui les méprise, soit ils se donnent enfin un destin, grand comme les espoirs qui doivent tous et toutes nous maintenir décidés et résolus à ne plus rien céder sur ce qui constitue notre dignité de peuple libre.

jeudi 9 octobre 2014

INSTITUTIONS : La Wallonie face à la 6ème réforme de l'Etat

Le 11 octobre 2011, un accord institutionnel était conclu après 541 jours de paralysie du niveau fédéral et d’intenses négociations gouvernementales. 

Intervenant après plusieurs années de tensions communautaires, cet accord marquait le point de départ d’une sixième réforme de l’Etat qui devait consacrer une profonde évolution de notre système fédéral. 

Le 1er volet de la réforme de l’Etat a été voté en juillet 2012. Ce volet concerne principalement la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Outre la scission de la circonscription électorale, BHV subit également une réforme judiciaire.

Le 2ème volet de la réforme de l’Etat a été clôturé début 2014. Les modifications à la Constitution, les lois spéciales et les lois qui exécutent la sixième réforme de l’Etat ont été publiées le 31 janvier 2014 au Moniteur Belge. Ces textes de loi règlent le transfert de compétences aux Communautés et Régions ainsi qu’une réforme importante de la loi spéciale de financement. Le Sénat a été réformé et le rôle de la Chambre a été renforcé.

La 6ème réforme de l’Etat concerne surtout le transfert de compétences de l’Etat fédéral vers les Communautés et Régions. Ce transfert se traduit par une longue liste de matières, parmi lesquelles les allocations familiales, les soins de santé, le marché du travail, la sécurité routière, la loi sur les loyers, la formation à la conduite, le contrôle technique, les maisons de justice et les dépenses fiscales (emprunt hypothécaire).
Qu'est-ce qui a changé au 1er juillet 2014 ?

Au 1er juillet 2014, de très nombreuses compétences ont été transférées complètement ou partiellement à la Wallonie.

Cependant, le transfert effectif ne sera réalisé, au plus tôt, qu'au 1er janvier 2015 (finances comprises, car pour le moment, nada ! n.d.l.r. 
Durant la période transitoire, pour toutes questions relatives à ces matières, vous pouvez toujours contacter les services fédéraux.


Pour toute précision (le dossier est vaste et tellement complexe !) :
http://www.wallonie.be/sites/wallonie/files/vlw24_transfert_competences.pdf
http://www.wallonie.be/dossier/la-wallonie-face-la-6eme-reforme-de-letat 

Source : Portail informatique de la Wallonie 

De l’usage du français dans le commerce en Wallonie



Si la langue française est d’usage courant en Wallonie, elle est souvent marginalisée et bafouée par le système commercial tant en ce qui concerne la désignation et l’utilisation des produits que leur publicité.

Du petit commerçant local à la grande surface, la prééminence du néerlandais est monnaie courante.

Cette domination du néerlandais se développe depuis la guerre 40-45. Elle se justifierait par la majorité flamande en Belgique. Il s’agit donc d’une pratique coloniale où un peuple majoritaire (les Flamands) asservit un peuple de dominés (les Wallons et les Francophones). Ne serait-il pas plus juste de donner la priorité à la langue du pays d’exportation ?

Notons par ailleurs que l’information en anglais le long de nos routes pourrait constituer un danger pour le trafic.

Il est inadmissible que les produits soient présentés dans une autre langue que celle du pays où ils sont vendus. 

En Wallonie, le français doit être prioritaire. Le pouvoir wallon se soucie-t-il de mettre fin à ces pratiques irrespectueuses ?

Yvon GEOBERT