dimanche 1 décembre 2013

Discours de Jean-Emile HUMBLET, Président du Comité Wallon d’Action pour les Relations Extérieures (CWARE)


Il y a un an, j’ai eu la chance de passer une soirée avec M. Stéphane Hessel ce nonagénaire de deux ans mon aîné ; la trame de sa vie avait été l’engagement d’abord derrière le Général de Gaulle et ce soir-là, il s’agissait des Palestiniens.

C’est bien de finir sa vie en pouvant diffuser largement des sortes de consignes écrites : Indignez-vous et donc engagez-vous.

C’est dans cet esprit que je suis là ce matin à mon âge, mais Résistant à l’envie et à l’utilité de rappeler longuement un long passé ce qui est un devoir facile en ce lieu, car disons-le nous chaque matin en nous levant : l’histoire c’est nos racines ; le devoir du souvenir nourrit l’engagement d’aujourd’hui ce qui prépare demain donnant du sens dont manqueraient dit-on beaucoup de jeunes aujourd’hui, sans parler des autres.

Toutefois, je ne suis pas ici ce 16 juin, date anniversaire de la victoire de Ligny pour vous raconter ma vie et celle de ma génération mais pour exprimer en terminant un message essentiel.

Mais d’abord un mot personnel comme président d’honneur de l’Association franco-européenne de Waterloo deux ans ce jour avant le bicentenaire de la victoire de Ligny. 

Disons sur le lieu où nous sommes des choses souvent ignorées.

Il faut savoir que l’on voit un peu trop à proximité his Excellency the Ambassador of her Majesty Queen Elisabeth the second. On a guidé le nouvel ambassadeur de la République française. En effet, l’on songe encore à une poignée de mains le 18 juin 2015 de celui qui se considère comme maître des lieux avec le prince Blücher et le démocratique prince Charles Napoléon (ou son fils ???). 

Vous allez devoir vous battre là-dessus, car c’est non aussi longtemps que la Wallonie est privée d’un millier d’hectares de son territoire au profit du duc et  prince empochant annuellement des dommages de guerre de plus de 250.000 euros. Ce non est proféré aussi fermement que ce qu’avait dit moins poliment en ce lieu le général Cambronne… non, non et non. 

Ce refus-là vient tout autant d’autorités françaises telles la Légion d’Honneur et l’Union nationale des Combattants que de nous.  

Une fois ce problème résolu, rêvons, je vous le dis de 
toute ma personne aussi européenne que wallonne, oui comme Mitterrand et Kohl à Verdun ou Sarkozy et Merkel à l’Arc de Triomphe, donc les chefs d’Etat ou leur représentant. 

Ici, la Province du Brabant wallon mérite des félicitations pour avoir racheter et se préparer à restaurer cet Aigle blessé avant que la rouille ne le détruise. Même chose pour la Colonne Victor Hugo aussi en restauration mais qui faillit perdre au risque des passants une partie de ses pierres. C’était sous la bourgmestre précédente mais l’actuelle me remplit d’espoir.  

Ce lieu, compte tenu de l’achat du bâtiment en face qui pourrait devenir un musée et de la proximité de la belle Alliance base du service de santé français il y a 197 ans ainsi que d’un observatoire de l’empereur, pourrait être un quartier français du champ de bataille faisant place à la longue marche européenne vers la Paix depuis le haut Moyen-âge jusqu’aux mains tendues par la France à l’Allemagne le 9 mai 1950 et la mise en commun du charbon et de l’acier rendant les guerres fraternelles impossibles en Europe occidentale ce que l’on oublie un peu trop aujourd’hui. 

Terminons par le message du vieillard : oui engagez-vous pour la Wallonie et cela vaut pour chaque Wallon. 

La Wallonie n’est pas n’importe quoi et ses citoyens pas n’importe qui, demandez-le à ceux de Suède comme je l’ai fait plusieurs fois. Pas de complexe d’infériorité ni de supériorité même si les Institutions de notre Wallonie n’ont pas été condamnées  plusieurs fois encore récemment par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour atteinte à ceux-ci et donc à ceux des peuples. S’engager aussi pour l’Europe mais pas celle d’Herman Van Rompuy et de Manuel Barroso mais celle de Jean Monnet. 

Son regard dépassait sa Charente natale se tournant vers le monde entier, faisons de même.  

J’aurais pu naître à Diyarbakir ou à Ramallah, être kurde ou palestinien donc j’en suis solidaire car tous les combats pour la Liberté, l’Egalité et la Fraternité vont de pair et ce ne sont pas aujourd’hui Mandela, hier Martin Luther King qui me démentiraient.

Tout cela pour terminer avec le Résistant poète Louis Aragon, ensemble « Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas. »

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