lundi 26 novembre 2007

Le manifeste de Wallonie Libre

POUR LA WALLONIE

Au nom de la Démocratie et de ses principes inaliénables.
Au nom de la Justice, des droits et des devoirs de chaque citoyen.
Au nom de la Liberté chèrement conquise dans le passé.
Au nom de la culture et de la langue française qui cimentent notre existence, à travers la richesse de nos dialectes et de nos traditions.
Au nom de la Fraternité et de la solidarité de tous ses habitants.


POUR SON AUTODÉTERMINATION,
POUR SON INDÉPENDANCE,
POUR LE MIEUX ÊTRE DE TOUS,

LIBÉRONS-NOUS


de la domination de la Flandre, de ses valets et de ses complices !

MOUVEMENT DANS L’HISTOIRE.

Héritier de la Mouvance wallonne, visant la plus grande autonomie vis-à-vis de la Flandre, fondé le 18 juin 1940 en vue de combattre l’occupant nazi. « Wallonie Libre » appartient à l’histoire comme premier réseau de résistance belge à l’occupant.
Après la guerre, le Mouvement prévoit et initie les différentes phases de décomposition de l’Etat belge. Après l’échec du rattachement à la France (1945), Wallonie Libre prône d’abord le fédéralisme, ensuite l’indépendance.


SE SÉPARER DE LA FLANDRE.

Parce que la Belgique n’est pas une démocratie : système électoral, mode de représentation, financement des partis, accès aux médias, organisation et l’exécutif, liberté d’opinion et de parole, rôle de la monarchie, etc…

Parce que la Belgique n’est pas attachée à la culture française : pas plus de raisons d’être attaché à la Flandre, qu’à l’Angleterre ou à l’Allemagne ou aux Pays-Bas. Les peuples s’enracinent dans leur culture et leur langue. La Belgique est devenue une construction culturellement artificielle : le bilinguisme n’est pas une culture mais un mode de communication.

Parce que la Belgique nuit au développement économique et social de la Wallonie : dans tous les aspects de sa vie quotidienne, le Wallon vivra mieux sans la Flandre, enfin libre et responsable de son destin. En effet, dans une situation d’infériorité numérique, la Wallonie subit naturellement la domination de la Flandre, domination qui s’enracine dans un besoin permanent, pour les flamands , de combler un sentiment d’infériorité culturelle.


POUR UNE INDÉPENDANDE DÉMOCRATIQUE.

Nous souhaitons que le territoire wallon soit délimité démocratiquement. Les populations intégrées à la Flandre contre leur gré devront aussi être consultées. Wallonie Libre ne soutient pas la création d’un État wallon non démocratique.



POUR LES LIENS PRIVILÉGIÉS AVEC LA FRANCE.

Le Mouvement ne prend pas position sur le rattachement de la Wallonie à la France, ni sur la nature d’autres liens à établir avec elle. Mais l’identité romane conduit à se tourner naturellement vers la grande nation sœur. Le Mouvement combat toute forme de division entre rattachistes et indépendantistes. Wallonie Libre affirme que seul une nation wallonne indépendante pourrait faire le choix de rejoindre la France.



POUR BRUXELLES LIBRE DE SON AVENIR.

C’est aux bruxellois de choisir leurs institutions démocratiques, de délimiter leur territoire, de faire des alliances avec d’autres pays et même de s’y intégrer. Le Mouvement prône l’établissement de la démocratie à Bruxelles. Il reste ouvert à l’idée que Bruxelles établisse des relations privilégiées avec la Wallonie, si les bruxellois l’expriment démocratiquement.


DANS UNE EUROPE DÉMOCRATIQUE.

La Wallonie établira des relations fraternelles avec les autres nations d’Europe. Le Mouvement soutient une construction européenne au service de ses citoyens. Les liens économiques, sociaux, juridiques et politiques ne se tisseront que dans un cadre strictement démocratique, garant de l’identité culturelle de tous ses peuples. Elle souhaite que les liens se renforcent entre les populations de langue française afin de soutenir la place du français dans l’Union Européenne élargie. Elle porte toute son attention aux peuples, latins ou autres, amoureux de notre langue.

(Adopté par le Directoire du 3 février 2007).

1 commentaire:

Clement a dit…

Toute mes félicitations pour votre journal ,qui reflète totalement les histoires de l'époque.
Perpinien Clément R W