mercredi 3 avril 2013


En lisant ma Gazette…

Théophraste

La ligne rouge a été franchie. Après des années de résistance, BHV a été scindée et Bruxelles « gordelisée ». Les très politiques sportifs flamands peuvent ranger leurs bicyclettes. La périphérie est presque à eux. Bruxelles reste à conquérir et les « faciliteiten » à exterminer. Après un confédéralisme déjà bien engagé, la frontière linguistique se précise.

Cette dernière victoire donne des ailes à un mouvement identitaire présent, n’en doutons pas, dans toutes les classes et les courants d’opinion du peuple flamand. Cette force invisible est tellement perceptible que l’on doit s’attendre, à l’approche des élections de 2014, à une affirmation d’un nationalisme bien inscrit dans les gènes d’une population respectable mais, malheureusement, de plus en plus encombrante.

Il est même à craindre que la surenchère s’inscrive dans ses stratégies politiques.

Je n’imagine pas qu’il puisse en être autrement.

Les déclarations de Geert Bourgeois (NVA) renforcent mon opinion.

Si, comme annoncé, son parti remportait brillamment les prochaines élections, il serait en mesure de proclamer l’autonomie de la Flandre, quitte à négocier, avec la Wallonie, la cogestion de la capitale. Une solution peu démocratique pour les Bruxellois. Et, à laquelle, aucun Wallon ne pourrait souscrire.

En attendant, le danger existe. On ne saurait rester les bras ballants en se contentant de sourire des propos d’un personnage présumé présomptueux.

Mais, que faut-il faire ? Invoquer Sint Jan Berchmans ou simplement la Monarchie, ciment de la Belgique ? Franchement, je n’y crois pas.

Alors, que faire ?

Il appartient à tous les citoyens bruxellois ou wallons de bien réfléchir à leur commun avenir :
- Sans la Flandre.

- Avec la Flandre, si elle veut bien… Mais pas n’importe comment.

D’autres solutions sont, sans doute, possibles. Il suffit de les étudier.

Et oser choisir.

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