samedi 10 janvier 2009

DOSSIER.

VERS L’INDÉPENDANCE ?

AVANT – PROPOS.

Wallonie Libre est indépendantiste, elle désire une Wallonie autonome, libre, indépendante et souveraine.

En conséquence, WALLONIE LIBRE est séparatiste car l’autonomie de la Wallonie ne peut se faire qu’en dehors de la Belgique.

Pourquoi cette position ?

Parce qu’en regardant la suite des événements depuis la création de la Belgique et en restant dans la réflexion d’un observateur toujours guidé par le simple bon sens, nous constatons ce qui suit : à la création de la Belgique, avec les hésitations et difficultés de départ, le mariage « FLANDRE – WALLONIE » voit la Wallonie apporter une dot importante à son partenaire, qui, pourtant germain, refuse de rentrer dans l’espace Pays – Bas.

La dot de la Wallonie est celle d’une fiancée riche de ses valeurs industrielles, intellectuelles et scientifiques.

La Flandre est sous la coupe d’une bourgeoisie flamande fransquillonne occupant le terrain dans la capitale du royaume, alors que la Wallonie est gérée par le capital et la finance fixés à Bruxelles, centre de décisions de tout le pays.

C’est là que les fransquillons de Flandre, formés aux universités de Gand et de Louvain, se retrouvent pour s’accorder à favoriser la Flandre, dite pauvre, et négliger la Wallonie, dite hautaine.

C’est le départ du cancer belge qui développera des métastases destructrices pour la Wallonie mais favorables à la Flandre.

Nous rêvons d’une Wallonie autonome.

À l’époque, ce rêve absurde, sorti de l’esprit d’illuminés, de sots, de traîtres au pays, est aujourd’hui en voie de réalisation, par la faute (et nous en sommes très heureux), de ce peuple du Nord, têtu et décidé à réaliser ce même rêve.

Notre peuple wallon hésite encore, sous l’influence de quelques retardés de l’Histoire, nostalgiques d’une Belgique d’autrefois, à laquelle ils n’ont jamais rien compris, malgré l’évidence d’un pays artificiel, où la Flandre fut, de tout temps et dès le début de sa création, favorisée et profiteuse de l’inconscience wallonne.

Pourrions-nous enfin voir en pièces cette infernale clef de répartition qui accorde à la Flandre 60 % de tous les avantages fiscaux, budgétaires et autres en laissant le reste des déchets à une Wallonie ainsi appauvrie.

En 2007, la Flandre a perçu du Fédéral six milliards d’euros en trop.

Par contre, pour équilibrer le budget, elle refuse de ristourner les 500 millions qu’elle a reçus avantageusement.

Nous sommes séparatistes parce que nous voulons que le développement de la Wallonie puisse s’accomplir pleinement et ne plus subir cette loi du nombre dont usent et abusent ceux du Nord et dont la gouvernance est loin d’être aussi bonne qu’ils le disent.

Ce n’est plus la Wallonie championne du chômage et des « affaires », mais une Wallonie pauvre par manque de moyens.

Nous déplorons tous les slogans calomnieux que les flamingants nous adressent et qui ternissent notre image. Ces nationalistes virulents et inquiétants que des belges, sincèrement attachés à ce pays, appellent ingénument « NOS FRÈRES DU NORD ».

Rien n’est moins certain qu’ils ne connaîtront, un jour, pareille catastrophe.

La crise actuelle engendre, en Flandre, une sensation d’affaiblissement économique due à la perte de nombreux emplois et à la fermeture de plusieurs entreprises.

Des responsables flamands de haut niveau, conscients de cet appauvrissement soudain, remettraient à plus tard le projet de dépouiller l’État fédéral de la plupart de ses compétences. N’envisageraient-ils pas de laisser la Belgique en l’état actuel dans le but de préparer la colonisation de la Wallonie ?

Ce pragmatisme ne nous étonnerait pas : la Flandre manque de superficie pour se développer, ses zones industrielles ne peuvent plus s’étendre. Les entreprises flamandes s’installent déjà en Wallonie par manque de place, à proximité de la frontière linguistique ; elles maintiennent ainsi le pouvoir de décisions au Nord tout en employant une majorité de travailleurs flamands chez nous.

Il est à remarquer que la population flamande ne parvient plus à trouver du terrain à bâtir chez elle, parce que rare et coûteux.

Dans le passé, nous avons connu une colonisation agricole orchestrée par le Boerenbond et sa banque sur tout notre territoire.

De nos jours, sur une large bande de terre wallonne, le long de la frontière linguistique, des fermiers flamands, toujours soutenus par leurs organisations et caisses professionnelles, s’approprient de nombreuses terres agricoles, en offrant pour la reprise de celles-ci, des montants (fumures, arrière – fumures) exorbitants.

Nos jeunes agriculteurs ne peuvent plus se permettre de telles dépenses et sont mis hors course.

Le comble : ces nouveaux locataires restent domiciliés en Flandre ; ainsi leurs déclarations fiscales sont établies chez eux et les impôts dus y sont payés.

Mine de rien, la Wallonie est financièrement volée petit à petit.

Une autre occupation sournoise s’étend par l’afflux constant de migrants flamands qui s’installent dans nos villages grâce aux larges soutiens donnés par leurs banques et sociétés hypothécaires.

Ces prêts dépassent largement la valeur vénale des biens (valeur d’achat plus les frais notariaux au prix de la construction avec la T.V.A. incluse), cela provoque des hausses inconsidérées du prix des immeubles à acquérir et des terrains à bâtir.

Quant aux nouvelles habitations, elles sont toutes construites, chez nous, par des entreprises du Nord.

Les nouveaux venus maintiennent toutes leurs activités, y compris leurs activités culturelles, sur le sol flamand voisin. Leurs enfants ne fréquentent pas nécessairement nos écoles wallonnes.

Cette conquête silencieuse et légale nous mettra devant le fait accompli et irréversible.

Les candidats propriétaires wallons sont défavorisés par cette politique coloniale financière, vu que les conditions qui leur sont offertes par les agences et sociétés de crédit wallonnes sont moins favorables.

Le projet de création d’un nouveau parti en Wallonie ne serait-il pas un nouveau cheval de Troie pour mieux préparer cette invasion ?

Cet avenir ne déplairait pas aux belgicains naïfs et irréductibles, surtout si la monarchie est maintenue comme leurre vis-à-vis des francophones.

La Wallonie et les Wallons seraient les victimes sacrificielles.

Dans une Wallonie indépendante, nous faisons le pari d’une Wallonie capable, non pas de survivre, mais bien de se développer, de prospérer et de s’épanouir.

Le Fédéralisme actuel, déséquilibré par la loi du nombre que nous impose la Flandre, a fait la preuve de son échec.

Un Confédéralisme à la belge, avec un fonctionnement toujours géré par une Flandre majoritaire et autoritaire, est à proscrire.

Wallonie Libre se battra contre ces deux formules soi-disant d’avenir mais à la fois duperie et piège.

Elle combattra aussi pour toute forme de partenariat avec égalité de droits entre toutes les parties dans ce que l’on pourrait appeler une « SOUVERAINETÉ ASSOCIATIVE ».

Enfin, nous osons espérer voir se développer les prochaines discussions dans le respect de TROIS Régions autonomes : Bruxelles, Flandre et Wallonie.

Ce qui pourrait ouvrir le chemin vers notre indépendance.

Pour le conseil Général de WALLONIE LIBRE,

LE PRÉSIDENT , JFA DUPONT.

Novembre 2008

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bjr,

Votre texte est formidable mais fort revendicatif quant à ce qui est des propositions concrètes cela se fait attendre tant le mouvement wallon dans son ensemble est divisé et parcellisé, pourqoui ne pas croire en la région et pourqoui faut t'il toujours etre à gauche?.
En fait au passage je ne sais pas de qoui vous vivez?.
Salutations bonne continuation.